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Ce 24 février, la FGTB a diffusé son appel pour une « Alliance pour l’emploi et l’environnement », un projet basé sur la rénovation des logements en Belgique.
En préambule, la FGTB rappelle que trois secteurs sont principalement responsables des émissions de gaz à effet de serre : l’industrie, le transport et le logement. Si l’industrie avance sur ce chapitre, le transport et le logement sont à la traîne... Selon l’institut Fraunhofer, les bâtiments du secteur résidentiel et tertiaire belges se trouvent parmi les moins bien isolés d’Europe. Une simple extrapolation d’une étude menée par le Centre scientifique et technique de la construction, en collaboration avec le VITO, l’Institut wallon et l’UCL montre qu’il serait possible d’atteindre 75% de l’objectif Kyoto pour la Région wallonne en améliorant l’efficacité énergétique des bâtiments.
S’inspirant d’une expérience allemande initiée par le syndicat DGB, la FGTB souligne que grâce à la rénovation du bâti, il est possible de créer de l’emploi – en Allemagne, l’objectif est la création de 200 000 emplois –, de réduire les émissions de CO2 – 2 millions de tonnes de CO2 par an en Allemagne –, de réduire la facture énergétique pour les locataires et les propriétaires et de faire épargner à l’Etat des centaines de millions d’euros liés à la diminution du chômage et à l’augmentation des recettes fiscales et des cotisations à la sécurité sociale…
En Allemagne, ce plan a été approuvé en 2000 et de nombreux partenaires économiques ont adhéré au projet. Le mécanisme proposé par la FGTB est similaire au mécanisme allemand : les propriétaires, locataires ou associations de logements soumettent des projets de rénovation intégrant une amélioration de l’efficacité énergétique (isolation du toit, des fenêtres, des murs…). Les meilleurs projets bénéficient d’un crédit à taux préférentiel. Plus d'1 milliard d'euros ont été mis sur la table par les autorités allemandes pour faire aboutir ce projet !
Selon la FGTB, en Belgique « une telle expérience pourrait être financée entre autres par le Fonds Kyoto. […] Plutôt que de l’utiliser essentiellement à acquérir des droits d’émissions à l’étranger on pourrait de façon plus positive en affecter au moins une partie pour mettre les fonds de départ dans cette alliance… ».
Plus d’infos :
Le communiqué de presse de la FGTB
« Gestion de la demande d’énergie dans le cadre des efforts à accomplir par la Belgique pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre » ; Fraunhofer Institute for Systems and Innovation Research FhG-ISI, 2003
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