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BELGIQUE

Le projet architectural de La Glacière : 32 400 m2 d'efficacité environnementale !
Aller au sommaire du n° 92     02/05/2005     PBE   Agrandir

En septembre 2004, la SPRL Sodepi, la prolongation immobilière de l’Atelier d’art urbain, a déposé une demande de permis unique pour la construction d’un immeuble à usage mixte sur le site La glacière situé à l’angle du Boulevard Général Jacques et de la chaussée de Wavre à Auderghem.

Audacieux ! Tant en terme architectural, qu’au niveau de son ambition environnementale. S’il ne nous appartient pas de juger le caractère architectural, l’ambition environnementale du projet ne peut être passée sous silence. Ce projet est sans doute celui qui, en Belgique, pousse la logique environnementale le plus loin. Du moins pour les projets de construction d’une certaine ampleur. Il porte en effet sur 32 400 m2, dont 15 397 m2 consacrés à quelque 151 appartements et 8100 m2 de bureaux. « Nous voulions nous extraire des contraintes imposées par les maîtres d’œuvre habituels et pousser la logique à son maximum » explique Grégoire de Jerphanion, l’un des architectes à la base du projet.

Et de quelle manière ! L’équation est de maximiser les performances du bâtiment tant au niveau de la gestion de l’énergie que de l’eau et des matériaux. Les matériaux ont été sélectionnés sur base de leur bilan énergétique qui se doit d’être le moins élevé possible en termes d’émission de CO2. Un exemple ? Le bois utilisé sera local ou labellisé, les isolants seront à base de cellulose et de fibre de bois…

Quant à l’énergie, les simulations effectuées par le bureau 3E indiquent que sa consommation énergétique globale devrait être inférieure de moitié à celle d’un bâtiment classique construit avant 2000. La meilleure performance est atteinte au niveau de la demande de chaud et de froid pour les bureaux. Dans le projet le plus économe en énergie, cette demande ne représenterait que 23 % de la demande énergétique d’un bureau performant et moins de 15% par rapport à un immeuble de bureaux standard. Une performance notamment atteinte grâce à un système d’échange thermique relié à la nappe aquifère. Le solaire sera également de la partie avec une surface de 110 m2 de capteurs.

Et le surcoût de tout cela ? « Faible, explique Grégoire de Jerphanion, d’un peu plus de 10% pour les logements et de 20% pour les bureaux. Mais l’originalité de notre projet sera de faire appel à un tiers investisseur qui pourrait financer le système énergétique, ce qui pourrait nous faire redescendre au prix du marché », conclut-il.

Plus d’infos :
Atelier d’Art Urbain; tél. 00 32(0)2 344 64 64
3E, bureau d’étude spécialisé en énergie renouvelable et URE ; tél. 00 32(0)2 217 58 68

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