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Masterkey : « le rapport d’une entreprise à son consultant tient trop souvent de l’infantilisation, nous avons choisi de lui apprendre à se prendre en main ! »
Aller au sommaire du n° 126     31/01/2007     PCN   Agrandir

• Pour évaluer la performance sociale d’une entreprise, les indicateurs abondent : taux d’absentéisme, plan de formation, sécurité au travail, évaluation des compétences, nombre de jours de grève, etc.
• Derrière ces indicateurs, ce sont les pratiques de gestion (notamment RH) qui sont déterminantes.
• Masterkey apprend à l’entreprise en mutation à compter sur ses propres ressources.

La spécialité de Masterkey, c’est l’accompagnement des entreprises en pleine mutation. Depuis sa création, en 2004, cette société forestoise privilégie une vision résolument humaine. Son credo résonne comme une évidence : la performance d’une entreprise est directement liée à celle des individus qui la composent. Or, la tendance actuelle à se focaliser sur les indicateurs financiers, qui se concrétise régulièrement par des vagues de licenciements collectifs, fait progresser une vision presque désincarnée des individus. Résultat : ballotté, mis sous pression, de plus en plus considéré comme une simple variable d’ajustement, le salarié, le collaborateur rechigne. Dangereux à l’heure de la mutation, car c’est notamment à cet instant précis qu’il faut le mobiliser et entretenir ses performances.

Jerry Penxten, co-fondateur de Masterkey, se positionne comme un facilitateur. « Nous avons créé Masterkey parce que nous voulions modifier le lien de dépendance qui existe généralement entre une entreprise et les consultants auxquels elle fait appel. Bien que commercialement compréhensible, ce lien engendre une infantilisation du client, qui n’apprend pas à réfléchir par lui-même. Nous aidons nos clients à se prendre en charge en apportant du recul, de la cohérence, de la confiance et des moyens en termes de coaching et de training. Puis, nous les laissons continuer le travail de mutation sans nous ». Chez Masterkey, on confronte la vision stratégique de la direction avec les préoccupations réelles du personnel, perçues au travers d’outils de diagnostic sur mesure. Puis, on met au point une stratégie interne de changement, toujours participative et responsabilisante, s’appuiant sur les compétences existantes.

Depuis la création en 2004, le bouche à oreille a fonctionné. Alstom, Thales, Glaverbel, la VRT, le Parlement européen, Selor ou plusieurs SPF ont eu recours à Masterkey. « La plupart de nos clients ont l’expérience, l’intelligence et les compétences. Leur degré d’efficacité avoisine 90%. Pourtant, ils ne voient que les 10% d’inefficacité. Ce regard négatif pose problème. Nous apportons un point de vue positif, où effort, partage et fierté du travail, un des moteurs de la nature humaine, sont revalorisés ».

Masterkey mise sur chaque individu pour le rendre plus fort, plus autonome, capable de s’adapter et de vivre le changement permanent comme étant son environnement naturel. « Les entreprises utilisent les travailleurs au gré de leurs besoins. Pour que les gens soient capables de s’adapter au marché actuel du travail, il faut renforcer leur mental, leur donner confiance en eux, les aider à connaître leur valeur, à développer leurs talents ». Sans préconiser une technique RH spécifique, Masterkey met tous les outils disponibles au service de son approche, en s’appuyant sur un réseau d’experts indépendants pour assurer un service parfaitement calibré. « Nous avons reçu dernièrement une demande de mission d’un Service Public Fédéral. La direction souhaite y développer la prise d’initiative et inculquer au personnel un esprit orienté ‘résultat’. Le défi consiste à changer les mentalités. », conclut Jerry Penxten.

Cocasse, lorsqu’on lui parle de développement durable dans le cadre de l’entreprise, Jerry Penxten admet ne pas très bien savoir à quoi cela correspond. Un peu comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir.

Plus d'infos :
Masterkey

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