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James Hardie Industries, firme spécialisée dans la construction de bâtiments et pionnière dans l’utilisation de ciment renforcé par de la fibre de cellulose, a accepté d’indemniser les milliers d’Australiens (particuliers et travailleurs) victimes de l’amiante utilisée depuis quatre-vingts ans dans les bâtiments que la société construisait.
L’accord porte sur la constitution d’un fonds spécial – Special Purpose Fund (SPF) – destiné à gérer les compensations financières pour les victimes. A l’heure actuelle, le montant initial prévu pour doter le SPF s’élève à 1,5 milliard de dollars. Ce montant a été évalué par une étude de KPMG et sera actualisé chaque année. Les fonds seront délivrés annuellement au SPF afin d’assurer un cash flow de deux ans. L’estimation du montant nécessaire a été effectuée sur base du nombre de plaignants attendus dans les trois années à venir.
Cet accord résulte d’une négociation qui aura duré dix mois avec l’Australian Council of Trade Unions (ACTU), le syndicat de la Nouvelle Galles du Sud, les groupes d’aide aux victimes de l’amiante et le gouvernement de la Nouvelle Galles du Sud.
L’accord final a été signé par Meredith Hellicar présidente de James Hardie Industries NV. Cette dernière a déclaré que la firme, qui a transféré son siège aux Pays-Bas en 2001, allait assumer ses responsabilités sur des dizaines d'années. A terme, les syndicats estiment que les dédommagements pourraient s’élever à quelque 4,5 milliards de dollars australiens (2,58 milliards d'euros) répartis sur une cinquantaine d'années.
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James Hardie Industries N.V.
L’accord
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