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• Un rapport publié par la Commission de coopération environnementale indique une diminution des rejets industriels en Amérique du Nord.
• 203 substances chimiques sont ainsi mesurées pour 24 000 établissements.
• Reste que d’autres formes de pollution ne sont pas mesurées et que ce constat se base sur les déclarations des entreprises et non sur des mesures indépendantes.
Le dixième rapport annuel de la série À l’heure des comptes, publié en juillet dernier par la Commission de coopération environnementale (CCE), renferme une « analyse des sources et de la gestion des substances chimiques toxiques associées aux activités industrielles en Amérique du Nord ». Fondé sur un ensemble de données appariées établi à partir des registres des rejets et des transferts de polluants (RRTP) du Canada et des Etats-Unis, le rapport montre une diminution des rejets industriels.
Comment obtient-on des résultats aussi positifs ? Spencer Tripp, porte-parole de la Commission de coopération environnementale (CCE) explique la méthode de travail utilisée : « les industries communiquent leurs registres d’émissions toxiques au niveau national. Il s’agit donc de l’Inventaire national des rejets de polluants du Canada et du Toxics Release Inventory (Inventaire des rejets toxiques) des États-Unis. Ces données sont appariées afin de dresser un tableau nord-américain des substances chimiques industrielles présentes dans l’environnement. La Commission produit ensuite le rapport intercontinental. »
Si le rapport précise que 23 816 établissements ont rejeté ou transféré près de 3 millions de tonnes de substances chimiques en 2003, les nouvelles données montrent que les rejets industriels de substances chimiques ont diminué de 20 % entre 1998 et 2003, la réduction ayant atteint 21 % dans le cas des émissions atmosphériques.
Il faut néanmoins nuancer les résultats car, comme l’explique Spencer Tripp, « le rapport est réalisé à partir des substances chimiques qui peuvent être comparées. En effet, certaines substances ne sont pas utilisées ou déclarées de la même manière au Canada ou aux Etats-Unis. » Conséquence ? « On se base en fait sur 203 substances chimiques comparables et utilisées par 24 000 établissements. C'est dans ce cadre que l'on obtient les résultats en question. » Il faut aussi noter que le rapport ne tient pas compte d’autres formes de pollutions, comme par exemple la pollution engendrée par les véhicules.
Enfin, en matière de prévention de la pollution, le rapport montre que les établissements du Canada et des Etats-Unis qui ont signalé avoir mis en œuvre des activités de prévention de la pollution (on pense à la modification du matériel ou encore de la substitution de matières premières) ont réduit leurs rejets et transferts entre 2002 et 2003.
Plus d'infos :
À l’heure des comptes
Taking Stock : 2003 North American Pollutant Releases and Transfers
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