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Depuis le 13 mars, date de son inauguration, les réunions se succèdent au Café de Fiennes. Pour le plus grand plaisir de son initiateur, Peter Wollaert, également directeur de Kauri : « le Café de Fiennes est avant tout un lieu de rencontre entre les différents acteurs du développement durable : entreprise, ONG, administrations, mais aussi la population locale qui est l’un des stakeholders du projet. » précise-t-il. Les revenus sont tirés de la location des salles de réunion et d’exposition : « pour le moment l’essentiel des locations provient des administrations et des ONG, nous serons prêts à accueillir les entreprises d’ici quelques semaines. » poursuit-il.
L’originalité du concept est de proposer un espace de rencontre entièrement basé sur l’idée même du développement durable. Presque tout dans ce bâtiment a été choisi en fonction de sa durabilité : « la rénovation du bâtiment n’en fait pas une éco-construction, mais partout où cela était envisageable, le critère de choix déterminant a été celui de la durabilité : gestion des déchets, de l’énergie, de l’eau. Les bois sont certifiés FSC et les peintures sont naturelles », ajoute-t-il.
La localisation a été décidée selon des paramètres de mobilité : à 8 minutes à pied de la gare du Midi, à 5 minutes du métro Clemenceau. Peter Wollaert a poussé la logique jusqu’à son terme en faisant en sorte que l’accès au bâtiment soit également assuré pour les personnes en chaise roulante.
Le catering obéit à la même logique : pas de catering classique donc, mais bien du café issu du commerce équitable, des jus de fruit biologiques, des sandwichs végétariens et, pour l’entretien, des produits de nettoyage écologiques. « Cette logique séduit, commente Peter Wollaert, mais certains clients ont par exemple des réticences lorsque je leur annonce qu’il n’y a pas de Coca… ».
L’initiative du Café de Fiennes est purement privée. Sans subside, le temps de retour sur investissement prévu était de 5 ans. « Mais si le succès actuel se confirme, il pourrait être ramené à une année » se réjouit-il. Tout serait presque rose si l’implantation du lieu à Cureghem où 2 jeunes sur 3 sont au chômage, ne posait avec insistance la question de savoir ce qu’est le développement durable pour les populations les plus défavorisées. Un débat loin d’être clôturé.
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