Agence Alter
Alter Educ
Alter Echos
Alter Business News
AlteR&I
Echos du Crédit
Labiso.be
NL L'économie durable en Belgique
Actualité du 22/12/06 au 31/01/07
126
RECHERCHER
  Recherche avancée  >>
NUMERO 126

Sommaire
Editorial

Développement durable
Economie
Energie
Environnement
Finance
RSE
Social
Autres secteurs

A lire
Sites utiles

Numéros précédents
DOSSIERS

Consultez nos dossiers spéciaux.
Cliquez ici.

AGENDA

Notre calendrier des événements à ne pas louper.
Cliquez ici.

A PROPOS

Ligne éditoriale
Equipe & contact
Origines

Vous souhaitez réagir ?
Cliquez ici.

BELGIQUE

Sortie du nucléaire : la création probable d'un « OPEP » gazier pousse à la réouverture du débat
Aller au sommaire du n° 118     05/09/2006     CGE   Agrandir

• Le ministre Antoine en charge de l’Energie en Wallonie veut rouvrir le débat sur la sortie du nucléaire.
• A l’appui de cette volonté, un rapport de la CREG qui évoque l’augmentation du prix de l’électricité en cas de fermeture des centrales nucléaires.
• Si l’argument du prix est contestable, celui de l’indépendance énergétique est plus crédible.

Parmi les éléments qui déclenchent la remise en cause de la fermeture des centrales nucléaires belges, une étude réalisée par la CREG (Commission de régulation du gaz et de l’électricité) sur les prix de l’électricité. Cette étude conclut que : « la fermeture des centrales nucléaires entraînerait une augmentation du prix moyen de l’électricité vendue au client résidentiel, prix déjà supérieur de 5% par rapport aux voisins » ! Une simple phrase dans laquelle réside un amalgame.

Certes, la fermeture des centrales nucléaires nécessitera un jour ou l’autre la mise en service de nouvelles centrales TGV (Turbine gaz-vapeur), un investissement énorme qui aura nécessairement un impact sur les coûts des producteurs. Par contre, évoquer le prix supérieur de 5% par rapport aux voisins est bien plus contestable car il s’agit bien là d’une rente de situation monopolistique dénoncée depuis belle lurette par Test-Achats. Ce ne sont pas les coûts de fabrication de l’électricité qui sont à l’origine de ce différentiel de prix mais bien l’absence d’une réelle concurrence. Or, de ce côté, la libéralisation est en cours et livrera un jour ou l’autre ses fruits.

Si la concurrence joue enfin, le maintien du nucléaire pourrait par contre être profitable pour la compétitivité comme l’explique Anne Vereecke, chef de cabinet adjoint du ministre Antoine : « non seulement nos centrales sont amorties ce qui garantit un coût marginal faible et profite à la compétitivité de l’économie belge, donc à l’emploi, mais elles garantissent un équilibre dans la mixité énergétique belge, le nucléaire représentant 60% de l’électricité belge. »

Si l’argument du prix est sujet à un vaste débat, deux autres arguments servent partiellement le nucléaire : l’indépendance énergétique et le changement climatique. « Passer aux centrales à gaz pour remplacer le nucléaire renforcera la dépendance énergétique de la Belgique vis-à-vis du gaz dont les prix augmentent, et soumettra la Belgique à des risques géopolitiques », commente encore Anne Vereecke dont l’analyse repose sur le postulat – partagé par la majorité des experts – que seul le gaz est réellement susceptible de se substituer au nucléaire, le renouvelable étant aujourd'hui incapable d'assurer les 60% de production d'électricité assurée par le nucléaire.

Dans ce cadre de réflexion, la crainte d’une trop forte dépendance est confirmée par notre confrère Jean-François Marchand d’Energy Mag qui évoque la constitution probable d’un « OPEP » pour le secteur gazier. Le risque de voir les prix du gaz suivre ceux du pétrole devient de plus en plus réel et ce spectre fait déjà frémir les pays consommateurs de gaz.

L’argument climatique n’est pas non plus sans portée. Le nucléaire émet en effet moins de CO2 que la plupart des autres centrales à combustible fossile. Ceci étant, les évolutions technologiques doivent être intégrées au débat. Un projet pilote mené par l’université de Stuttgart a permis à une centrale à charbon de fonctionner sans émission de CO2. Mais ces technologies seront coûteuses à mettre en œuvre.

Indépendance énergétique, compétitivité de l’économie belge, changement climatique, trois raisons pour reporter la fermeture des centrales. Trois raisons pour relancer le débat sur la sortie du nucléaire. Trois raisons pour mettre en minorité des arguments tels que la gestion des déchets nucléaires, les surcoûts liés aux nucléaires ou le découplage entre l'évolution du PIB et la consommation d'énergie. A raison ?

Le débat est en effet nécessaire avec cette question lancinante : quelle place pour les énergies renouvelables dont l’un des avantages majeurs est justement d’assurer une meilleure indépendance énergétique ?

Plus d’infos :
Anne Vereecke, chef de cabinet adjoint du ministre Antoine, 081 253 813
Etude de la CREG sur les prix de l’énergie : un sérieux appel à revoir la décision sur la sortie du nucléaire
CREG, le prix de l’électricité par composante tarifaire

 Imprimer    Envoyer à un ami    Réagir
NEWSLETTER

ABN dans votre boîte mail !

Je souhaite me désinscrire
Téléchargez
le dossier spécial 'Citizen Dream'
(juin 2006)

cartoon Kanar



ABN est fournisseur de contenu pour
MVO Vlaanderen











Droits d'auteurs  |  Plan d'accès  |  © Agence Alter 2005  |  Maintenance par eBulls