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• Depuis trente ans, bon nombre de coopératives mettent en oeuvre des pratiques liées à la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
• Elles souhaitent désormais se regrouper et visibiliser leur action pour permettre une diffusion et un échange des bonnes pratiques.
Coopkracht du côté néerlandophone et ForceCoop du côté francophone sont un seul et même projet initié par la Febecoop. Ce projet vise à créer une plate-forme de concertation pour les coopératives favorisant l’homme et l’environnement. « Cela fait trois ans que nous travaillons sur ce projet avec nos partenaires. Notre objectif est de rassembler une quarantaine de sociétés coopératives partageant des mêmes valeurs. Celles du respect de l’environnement, mais aussi celles reposant sur la gestion participative avec les travailleurs », explique Peter Bosmans, responsable du projet Coopkracht qui a démarré avant son équivalent francophone.
Derrière ce mouvement une affirmation. Alors que les principes de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) émergent au niveau économique, notamment grâce à l’implication des pouvoirs publics, le milieu coopératif tient à rappeler que depuis trente ans, il met en œuvre « des pratiques que les exégètes de la RSE feignent d’avoir inventé. ».
« Depuis plus de 30 ans, il existe des entreprises coopératives qui respectent des valeurs environnementales et sociales. Ce n’est pas l’apanage de l’économie classique. Des sociétés coopératives de marketing, de publicité et de production d’électricité peuvent se vanter de leurs pratiques en ces domaines », rappelle Peter Bosmans.
Du côté francophone, neuf coopératives ont fait partie de la première phase qui a consisté en une analyse SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities and Threats). Il s’agit de Cherbai, Ciaco, Cooparch-RU, Coprosain, Credal, Energie 2030, Espace Kegeljan, Les Titres-services de La Lorraine, Proxemia.
Avec Febecoop, elles ont élaboré le projet ForceCoop dont la première phase s’est virtuellement terminée lors d’une réunion du 23 mai dernier. Aujourd’hui, sur base de cette analyse des forces et faiblesses, et des besoins, ForceCoop estime nécessaire de lancer la deuxième phase qui vient de se terminer en Flandre. La convention qui permettra de subventionner cette deuxième phase est en cours de négociation auprès de l’administration de l’Economie sociale.
Cette deuxième phase permettra à ForceCoop de proposer des formations aux coopératives. Cinq thématiques ont été identifiées : gestion participative, participation financière des travailleurs, actionnariat, composition du Conseil d’administration et reconnaissance des sociétés coopératives. Pourquoi ces thématiques ? « Parce que toutes les coopératives n’en sont pas au même point dans ces domaines et que les bonnes pratiques ont tout intérêt à être diffusées », explique Virgine Bartholomé, conseillère économique de Febecoop qui précise que « ces formations toucheront un plus grand nombre de coopératives que les neuf de la première phase ».
A cet axe des formations s’ajoute un deuxième volet qui permettra de donner quelques journées de conseils à des coopératives sélectionnées. Ces journées de conseil seront données par les conseillers économique et juridique des agences conseil de Febecoop.
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